Une nouvelle que j'ai écrite

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Une nouvelle que j'ai écrite

Messagepar peyton202 » 04 Mars 2012, 15:53

Voilà j'ai écrit une nouvelle, je n'ai que 15 ans, je me suis inspirée de ma relation avec une fille.
Je vous demande de ne pas me voler mon récit, j'y ai beaucoup travaillé et ça m'appartient.
Bonne lecture :)

Eugénie

Journaliste ? Vraiment ? S'étonna Sephy en regardant notre amie qui venait de dire ce qu'elle voulait être plus tard.
Ouais, j'ai regardé deux trois trucs sur internet et ça me plaît bien a-t-elle répondu puis elle s'est tournée vers moi. Et toi qu'est ce que tu aimerais être ?
Je ne sais pas encore, mais je n'ai pas envie de passer ma vie à faire quelque chose que je n'aime pas.
Bien dit !

Nous avons papoté comme ça pendant deux heures, sur l'avenir, ce que l'on voulait faire, ce que l'on voulait être. Un jour, ma prof de maths nous a dit « Vous devenez ce que vous choisissez de devenir. ». Elle avait raison. Je ne veux pas passer ma vie à regretter de ne pas avoir fait ce qu'il faut pour devenir quelqu'un.
Tous les mardis soirs mes amies et moi, nous nous retrouvions pas très loin de notre lycée. Il y avait un lac, personne n'y allait jamais, à part nous. On ne se connaissait pas depuis très longtemps, a part avec Sephy, mais nous partagions pleins de choses, on se disait tout. Anna était une fille fantastique, elle nous faisait à longueur de temps rire. Et Perséphone, on l'appelait Sephy, avait tout pour réussir, l'argent, ses deux parents, elle réussissait au lycée, avait du succès avec les mecs. On se racontait notre vie. Puis on rentrait chez nous à des heures impossibles.
Je vis dans un coin tranquille avec ma mère et mon beau père. J'ai un frère, qui poursuit ses études, pour devenir quelqu'un, lui aussi. Ma mère est devenue une personne. Elle a traversé de nombreuses étapes. Et elle est toujours là.

Vous avez une demi-heure de retard Mademoiselle ! M'a lancé le prof d'histoire quand je suis arrivée en cours.
Je me suis excusée et Sephy me fit signe de la main pour que je vienne m'asseoir à côté d'elle.
Anna n'est pas là ?
Non elle est malade !
Elle arrive en retard et en plus elle fait du bruit ! A grogné le professeur.
Sephy et moi nous sommes adressées un regard complice après sa remarque. Le cours était ennuyeux. Nous avions ensuite une heure de libre. On est allées s'installer dans un coin tranquille pour parler.
Tu sais pour combien de temps Anna n'est pas là ?
Elle m'a envoyé un message en disant que c'était pour au moins une semaine !
Eh ben...
C'était dommage mais d'un sens... j'aimais passer du temps avec Sephy. Je me suis sentie égoïste de penser ça ! On était beaucoup plus proches que je l'étais avec Anna. Je me sentais bien avec elle. On pouvait parler de tous les sujets sans exception. Je trouvais ça bien. Et je la connaissais depuis plus longtemps qu'Anna, nous étions dans le même collège. On a passé toute la semaine ensemble, on s'est énormément rapprochées. J'étais satisfaite. Cette semaine avait été fantastique.
Mais j'ai commencé à me poser des questions. J'étais proche d'elle. Je crois que je la voyais différement qu'une amie. Je me suis rendue compte qu'elle me plaisait. Qu'est ce qui prenait d'être attirée par une fille ? J'y avais déjà réfléchi, et ce n'était pas la première fois que je regardais un peu trop une fille. Mais je ne voulais pas être... comme ça. J'avais presque honte d'avoir des sentiments pour les filles.
On était plus proches qu'avant, et pour moi ça signifiait beaucoup. Mais je ne penses pas que ça signifiait la même chose pour elle, on était comme meilleures amies. Des tas de questions ont commencé à se tourmenter dans ma tête. Quand j'étais en sa compagnie, je me sentais vraiment bien, je me sentais à ma place. Jamais avant j'avais pensé comme ça, pensé que j'étais bien auprès de quelqu'un, et que je voulais à tous prix être avec elle et passer du temps avec elle. Quand je n'étais pas à ses côtés, elle me manquait, quand j'étais avec elle, je ne pouvais m'empêcher de faire attention à tout ce que je lui disais, de faire attention à ma façon d'être, mes vêtements, mes cheveux...

J'ai eu du mal à m'endormir pendant le week end. A trois heures du matin, j'avais les yeux grands ouverts. Je pensais à Sephy. Je me disais qu'il fallait que j'arrête. Je ne voulais pas me faire humilier. Comment réagirais-t-elle si elle savait ce que je ressentais ? J'ai regardé l'heure sur mon portable, il était 3h09...
Quand mon réveil a sonné, je suis allée me regarder dans la glace de ma salle de bain, j'avais une tête de somnambule. J'ai cherché une tenue dans mon placard, ce pantalon beige serait parfait, avec un débardeur bleu et une veste grise, et pour les chaussures... j'ai fouillé dans mon tiroir et j'ai trouvé mes Feyiue. Place au maquillage, un peu de fond de teint, mascara et une touche de blush. Je faisais rarement ça. Jamais je ne me pomponnais à ce point. Je me suis regardée dans la glace, j'étais fière de mon travail. Et soudain... j'ai compris que si j'avais fais tout ça, c'était pour plaire à Sephy, je me suis surprise moi même. Je … je m'étais fait belle pour une fille.
J'ai pris mon petit déjeuner, et je suis partie au lycée. En marchant, je réfléchissais encore ce à quoi j'avais réfléchis toute la nuit. Je suis arrivée une nouvelle fois en retard en cours, et mon prof m'a refait la morale. Sephy était au fond, elle m'a fait signe de la main, j'ai baissé la tête et je suis allée m'asseoir à une autre table. Je l'ai de suite regretté. C'était idiot comme geste, et elle allait me demander de l'expliquer. Je me suis retournée pour la regarder, elle était justement entrain de me regarder. J'ai senti une boule monter en moi. Nous nous fixions... Mais le professeur s'est soudain mis entre nous. Je me suis remise face à ma table, mon cœur battait à 100 à l'heure.
A la fin du cours, elle m'a rejoint. J'étais gênée, je ne savaos plus quoi lui dire, je ne savais plus ce qu'elle pensait.
Sephy m'a regardé et elle m'a souri. Elle avait l'air d'avoir une idée en tête.
A quoi tu penses toi ? Lui ai je demandé
Je sais pas, tu n'as pas envie de t'amuser ? On s'ennuie là !
Pourquoi pas.
Elle m'a prise par la main, et m'a entraîné dehors.
Mais on va où ?
Tu verras !
Je n'ai pas posé plus de questions, je lui faisais confiance.
On est arrivées devant un vieux gymnase derrière le lycée qui laissait à désirer. J'avais pas vraiment envie d'entrer. A mon avis, personne n'était venue ici depuis longtemps.
Mais qu'est-ce qu'on fait là ?
Viens !
Une fois de plus, je me suis laissée emportée par Sephy. Je crois que j'aurais pu la suivre n'importe où. Elle a poussé la vieille porte du gymnase, j'ai regardé un peu partout pour voir comment c'était. Il y avait des fenêtres au plafond qui laissaient entrer la lumière du soleil, mais l'électricité ne marchait pas. Le sol était recouvert de vieux tapis, contre les murs il y avait quelques restes de matériel de sport. C'était plutôt sombre.
Après avoir regardé autour de moi, j'ai posé mes yeux sur Sephy.
Qu'est ce que tu as ? A t elle demandé
Rien... C'est juste que...
Que quoi ?
C'est compliqué.
Ben explique moi, tu sais qu'on peut tout se dire.
Je... t'... Je crois que j'aime les filles.
Je l'ai regardé, elle n'a pas bougé, je voulais qu'elle dise quelque chose, autre que du silence. Elle a souri et m'a regardé à son tour.
Je vois... Et... Tu aimes une fille en particulier ?
Je sais pas, c'est compliqué je te dis...
J'ai baissé la tête, elle s'est avancé vers moi et m'a pris dans ses bras et m'a chuchoté :
Tu sais, je m'en fiches, je suis fière d'avoir une amie comme toi, et peu importe, tu aimes qui tu veux, fille ou garçon, je ne suis pas homophobe et je le serais jamais, encore moins avec toi. Je te repousserais pas pour ce que tu es.
Merci...
Elle disait que c'était normal de réagir comme elle le faisait. Je ne savais pas quoi penser, j'étais contente qu'elle ait dit ça. Mais je savais qu'elle aimait les garçons, et qu'elle ne se doutait pas que c'était elle que je commençais à aimer. Elle me connaissait par coeur. Elle a vite su voir et toucher mes points sensibles. On se téléphonait le soir, et on parlait, parlait, jusqu'à des heures impossibles. On se disait tout, elle me surprenait très souvent, elle me connaissait bien, mieux que personne, mieux que mes parents parfois. Elle aimait me raconter sa vie, j’en connaissais pas mal de détails, certains plus croustillants que d’autres. J’aimais cette fille, elle avait redonné un sens à ma vie.
On était venues dans ce gymnase, je ne sais pas vraiment pourquoi, mais c'était cool comme idée. On s'est allongées au milieu sur les tapis, et on a parlé de tout et de rien, ça faisait du bien.
Quand je suis rentrée chez moi, j'étais assez contente de ma journée, même si ça avait été difficile de lui parler, je l'avais fait et le résultat était bien, je lui en demandait pas plus, je ne voulais pas qu'elle me repousse c'est tout.
Ma mère et mon beau père se sont disputés le soir, pour une connerie, je trouvais ça tellement inutile de se prendre la tête pour des choses qui n'en valaient pas la peine. Je suis directement allée dans ma chambre quand j'ai vu qu'ils commencaient à hausser la voix, loin de tout ça. J'aimais écouter la musique quand je me sentais mal, c'était presque devenu un réfléxe, mettre mes écouteurs pour m'éloigner de ce monde que je trouvais vide de snes parfois.
Quand je me suis levée le lendemain matin, mon beau père était sur le canapé, sa couverture tombait, et la télé était restée allumée. Je l'ai éteint et remis la couverture sur mon beau père. Je me suis habillée et je suis partie avant que ma mère ne se lève, je ne voulais pas avoir à faire à elle.
Sephy était déjà là quand je suis arrivée, je suis allée la rejoindre avant qu'on rentre en cours et puis elle m'a dit qu'elle ne passerait pas la journée avec moi parce qu'elle avait beaucoup de choses à faire. J'ai rien dit, j'ai encaissé, j'ai laissé faire. Je ne savais pas quoi dire, je ne voyais pas l'intérêt de poser des questions, car j'en connaissais les réponses. Elle m'avait pourtant dit qu'elle ne me repousserai pas. Elle s'était trompée. J'avais mal. Au fond de moi je sentais cette chose, cette tristesse, d'être repoussée.
On était à côté en cours et à un moment elle s'est arrêtée d'écrire et elle a pris une autre feuille. Elle a écrit quelque chose, a plié la feuille et me l'a passé. J'ai ouvert la feuille, elle avait écrit « C'est qui la fille ? ». J'ai écrit « Laisse tomber ! ». Elle a écrit autre chose et m' a repassé la feuille, j'ai lu, « Je suis pas aveugle ». J'ai broyé la feuille dans ma main et l'ai lancé à la poubelle. Elle m'a regardé faire. J'ai rien dit de tout le cours. Quand ça a sonné, je suis sortie en vitesse.
Attends !
Je me suis arrêtée. Elle m'avait suivie, elle était juste derrière moi. Je ne voulais pas me retourner.
Ca sert à rien que tu partes !
Surement...
Je déteste ce mot ! Il sert à rien !
J'ai souri. Je me suis reournée et j'ai baissé les yeux.
Tu détestes peut-être ce mot, mais aujourd'hui t'as pleins de trucs à faire aujourd'hui non ?
Elle a soupiré et elle a dit :
… Oui. M'en veux pas...
C'est pas le cas.
Laisse moi le temps. Je m'attendais pas à ça. 
Je l'ai regardé une dernière fois et je suis partie, on n'avait presque rien dit, mais le message était passé, elle avait compris. Je suis rentrée chez moi, il n'y avait personne. Je ne savais pas quoi faire, quoi penser...
Je me disais qu'il fallait que je laisses, mais j'avais tout gâché, j'avais pourtant essayé de tout faire pour préserver notre relation, tellement j'avais peur de la perdre. Je m'étais attachée à elle, et je ne pensais plus qu'à elle.
Une semaine de plus est passée. Et rien n'est arrivé. On ne s'est absolument pas parlées. Beaucoup de regards, mais aucun mot. Je ne supportais pas ça. Je la voyais tous les jours, et je ne pouvas rien faire, rien dire, c'était à elle à prendre la décision de revenir vers moi si elle en avais envie, on aurait pu parler, discuter, mais je crois qu'il n'y avait pas grand chose à dire.
Et puis, deux semaines après, on était en cours, moi d'un côté et Sephy de l'autre côté de la salle, et j'ai senti mon portable vibrer. J'ai regardé le message, c'était Sephy : « On sèche après ? ». Je me suis retournée pour la voir, on s'est regardées et on s'est souri. Je lui ai fait « oui » en hochant la tête. Puis je me suis remise en face de ma table, j'étais ontente, c'était impressionant qu'un simple sourire me donnes le moral. Le cours s'est fini un quart d'heure après. On s'est rejoint dans le couloir.
Comme ça tu veux sécher ?
Elle n'a rien répondu, j'ai pas vraiment compris. Et puis, je n'ai plus pensé à rien d'autre qu'à elle, et je lui ai pris la main en lui demandant de me suivre. Je l'ai amenée dans ce gymnase où je n'étais jamais retournée. Elle ne disait rien. Elle me regardait. Et je l'ai amenée dans une petite pièce.
La lumière du jour traversait à peine la fenêtre. Ce devait être la pièce ou ils rangeaient les matelas avant, il en restait encore. Je ne connaissais pas du tout cet endroit, mais je m'y sentais bien, parce que j'étais avec Sephy. Je me suis assise le rebord d'une fenêtre. Et Sephy a commencé sourire. Elle était angoisée je crois, son regard n'était pas triste, mais elle n'était pas totalement à l'aise. Je me suis relevée. Je me suis approchée d'elle, et je l'ai amenée contre en la faisant reculer. J'étais contre elle. J'hésitais. Je la regardais dans les yeux, et je regardais ses lèvres.
T'en es pas capable. A t elle dit
J'ai rien répondu. J'avais du mal à franchir cette limite. Elle me regardait, elle attendait. Et sans réfléchir, j'ai posé mes lèvres sur les siennes. Puis j'ai posé ma tête sur son épaule, on était toutjours l'une contre l'autre. J'avais trouvé ce baiser tellement bizarre. J'ai recommencé, et c'était mieux, elle me rendait mon baiser. Elle m'embrassait aussi. Et je la regardais encore. Elle se tenait devant moi, le sourire aux lèvres. Elle me fixait, amusée de ce qui se passait entre nous. Le maquillage qu'elle portait mettait ses yeux marrons en valeur, elle avait un petit haut noir séduisant, qui laissait un léger aperçu de sa poitrine, léger, mais suffisant. Elle était belle. Je ne pouvais m'empêcher de la contempler. Son sourire m'enchantait, sa voix me portait.
Nous étions seules au monde, dans ce coin caché. Personne n'entendait, personne ne voyait, personne ne jugeait.
Ses mains se baladaient autour de moi, je n'osais plus bouger. Cela l'amusait beaucoup. Elle continuait de me regarder. Sa main s'est faufilée sous mon débardeur et est venue se balader dans mon dos. Chaque souffle, chaque geste, chaque touché, chaque regard, chaque sourire a rendu ce moment magique. J'avais envie l'embrasser, mais j'avais peur de gâcher cet instant si... parfait. J'étais en train de tomber amoureuse d'elle, plus je la découvrais, plus elle me plaisait. Chaque petit détail chez elle me séduisait... J'ai posé ma main sur son cou, je me suis approchée de ses lèvres et c'est elle qui m'a embrassé. Soudain, une douleur qui venait du fond de ma poitrine s'est fait ressentir, une douleur agréable. Je lui ai rendu son baiser. Nous avons continué à nous embrasser, ses mains étaient maintenant autour de ma taille, je me sentais plus que bien, comblée.

Sur le chemin du retour, j'étais émerveillée par ce qui s'était passé. Emerveillée, mais surprise. Jamais je n'aurais penser qu'il se passerait cela entre Sephy et moi. Je me demandais tellement ce qu'elle pensait. Est ce que c'était pour jouer ? Ou prenait elle ça au sérieux ? J'étais assez boulversée, mais aussi vraiment bien dans ma peau.
Les jours qui ont suivis étaient plutôt curieux. Anna n'était toujours pas revenue, mais c'était pas plus mal, et Sephy n'a jamais reparlé de ce qui s'est passé, de temps en temps, nous échangions un regard appuyé, nos mains s'effleuraient et la boule dans ma poitrine se faisait ressentir. Nous étions proches, sans l'être vraiment. On jouait de nos charmes. On avait entamé une sorte de tentative de séduction, c'était très... différent de tout ce que j'avais vécu jusque là. Elle me plaisait énormément, mais aimer une fille était tellement hors de la normale. Je ne voulais pas être « décallée », j'avais peur de ce que pouvaient penser les gens à ce sujet. Mais je ne voulais pas me priver d'être heureuse par rapport à mon apparence. Je ne voulais pas passer à côté de quelque chose qui pouvait me combler, me donner le sourire, à cause des préjugés.
Je me posais beaucoup de questions, était-je « lesbienne »?A peine je prononçais ce mot, j'avais l'impression de dire une insulte. Ce mot me répugnait. Je trouvais que « gay » était plus joli, plus court, plus discret. Mais je ne choisissais pas. Quelle réflexion idiote...

Presque 1 mois s'était écoulé et Anna n'était toujours pas revenue. Nous avions essayé d'appeler chez elle mais jamais ça ne répondait et lorsque nous demandions au lycée, ils nous disaient brièvement "raisons personnelles". On s'inquiétait beaucoup mais nous ne pouvions rien faire.
Tout se passait bien. Jusqu'à ce jeudi matin...
Pour une fois, j'étais arrivée à l'heure au lycée, j'en avais profité pour passer à mon casier, il y avait beaucoup de personnes dans les couloirs, c'était infernal. J'ai ouvert mon casier et j'ai pris quelques cahiers. Et, il y avait un couple juste derrière le mur, je les entendais rire. J'ai reconnu le rire de Sephy. Le rire qu'une fille fait quand elle est avec un mec qui balade ses mains sur elle. Je me suis retournée. Je voulais être sure de moi. Sephy est sortie de leur petite cachette. Nous nous sommes retrouvées face à face. Je ne savais pas quoi dire et elle non plus je pense.
On... on va en cours ? M'a-t-elle demandé, timidement.
Ouais.
On a traversé les couloirs du lycée sans prononcer un mot. Mais il n'y avait rien à dire, après tout on était pas ensemble. Elle ne me devait rien, elle faisait ce qu'elle voulait. Elle se faisait tripoter par qui elle voulait. On était pas ensemble...
Dans le cours qu'on avait, on faisait un travail à deux. On s'est assises à une table du fond. Elle m'a interrogé :
Tout va bien, n'est ce pas ?
Bien sûr, que veux tu qu'il y est ?
Rien rien. Laisse.
Ok. On bosse ?
Et nous nous sommes mises au travail. Sans rien dire durant toute l'heure. C'était bizarre, d'habitude on était tout le temps entrain de parler, et là il n'y avait plus rien. On osait à peine se regarder, encore moins se toucher. Un froid était jeté entre nous. Je me demandais combien de temps ça allait durer. Nos délires et nos confidences me manquaient déjà. Quand on est sorties de cours, on ne savait toujours pas quoi se dire.
On sèche ? A-t-elle demandé
Quoi ? Toi ? Perséphone, tu veux sécher encore les cours ?
M'appelle pas comme ça ! Tu viens ?
Bien sur que je viens.
Et la distance entre nous est revenue après ces quelques mots, nous étions deux étrangères.
Ca va durer longtemps ? Ai-je balancé
Je sais pas.
Ouais.
On... on pourrait aller prendre l'air ? A t elle demandé
Si tu veux.
Nous sommes allées se balader dehors. On a discuté un peu de tout et de rien jusqu'au moment où elle s'est arrêtée pour dire :
Tu ne m'en veux pas ?
Je devrais ? Ai-je répondu, sans la regarder.
J'en sais rien.
Cool. Ai-je balancé, hypocritement.
Elle a hésité, puis elle a dit :
On a jamais reparlé de ce qui s'est passé.
La douleur est montée en moi. J'ai levé la tête pour la regarder. Ses cheveux étaient au vent, elle portait une veste en cuir par dessus un t-shirt légèrement décolté avec un jean simple. Je me suis rendue compte que chaque jour je faisais attention à sa tenue, je regardais son physique. Elle me plaisait beaucoup.
Il s'est passé quelque chose ? Ai je demandé, hypocritement.
Tu sais très bien que oui.
Si tu le dis.
Je ne suis pas aveugle. Je te vois. A-t-elle dit, sérieusement.
Ah bon ? Parce que tu me regardes ?
Oui, crois moi...
Ca n'a pas d'importance de toute façon. Ai-je menti.
Si, ça en a pour moi.
C'est pour ça que tu n'as rien dit pendant plus d'un mois?!
Toi non plus tu n'as rien dit !
C'est vrai... Le mieux c'est de tout oublier, tu crois pas ?
Tu veux vraiment l'oublier... ? Murmura-t-elle.
A ce moment là, je n'avais qu'une envie. L'embrasser, la faire mienne à nouveau. Je fixais ses lèvres. Je crois qu'elle s'en rendait compte. Je me suis approchée d'elle. Nos lèvres s'effleuraient. Et, je ne sais pas pourquoi, je me suis reculée, brusquement.
On devrait rentrer.
Euh... Oui. A-t-elle bégayé
Nous sommes retournées dans le lycée, les couloirs étaient pratiquement déserts, ils étaient tous en cours. On marchait sans rien dire, j'ai poussé la porte des toilettes, Sephy m'a suivie.
Je me suis penchée sur le robinet pour boire et en relevant la tête, j'ai vu Sephy dans le miroir, elle était contre une porte de WC, elle avait l'air un peu stressée. Je me suis dirigée vers la sortie, j'ai posé ma main sur la poignée de porte pour ouvrir mais Sephy m'a appelée.
Je me suis retournée, elle était toujours contre la porte, elle attendait. Je me suis avancée vers elle. J'ai posé ma tête sur la sienne, je l'ai embrassée, et je continuais, je ne pouvais plus m'arrêter. Elle chuchotait « C'est la dernière fois... c'est la dernière fois.... », je continuais, je ne voulais pas l'écouter, je lui ai pris la main, et nous sommes rentrées dans un WC. Je l'ai regardée, et je l'ai à nouveau embrassée. Elle me rendait mes baisers. Je ressentais parfois la douleur. Nous nous collions contre les murs, contre la porte... Plus aucune limite n'existait, plus rien ne nous séparait. Il n'y avait qu'elle et moi, nous avions oublié le reste du monde. Chaque baiser qu'elle me donnait atténuait mon envie d'elle, chaque regard qu'elle posait sur moi me donnait des frissons.
On était plus proches que jamais. Je sentais que je l'aimais, plus que n'importe qui.
Nous n'avions pas été en cours le reste de la journée, on l'avait passé ensemble, loin des regards.

Le lendemain matin, je me sentais bien, comme je ne l'avais pas été depuis longtemps, de plus c'était le début de l'été, l'approche de la fin des cours, tout pour le mieux, Sephy et moi allions surement nous voir durant l'été, ce serait formidable. J'étais super bien dans ma peau, et j'avais hate de la retrouver, je m'étais faite belle pour elle, je n'avais vraiment qu'une envie, être près d'elle.
Ma mère avait remarqué qu'il y avait quelque chose et devait se poser des tas de questions, mais j'en avais rien à faire. La journée s'annonçait tellement parfaite, que rien d'autre n'avait d'importance.
Mais il s'est produit la dernière chose que je voulais qu'il se produise ce jour là.
Je suis rentrée en cours, j'ai dit bonjours à quelques amies, j'avais aperçu Sephy de dos au fond de la salle avec d'autre gens, ils formaient un cercle autour d'une personne, je ne voyais pas bien qui c'était, tout le monde avait l'air content, ils prenaient cette personne dans leurs bras, j'ai avancé doucement, si doucement que je suis restée sur place en voyant Anna, qui était de retour, en pleine forme visiblement. Je ne voyais toujours pas Sephy, car elle n'était pas face à moi, mais Anna a crié mon nom quand elle m'a vu et s'est jetée dans mes bras, Sephy s'est retournée, m'a adressé un regard, ce genre de regard qui veut tout dire, que je ne voulais pas voir. J'avais envie de partir en courant, de remonter le temps à la journée d'hier. J'étais tellement heureuse et comblée et tout s'était effondré. Sephy ne disait rien, mais elle ne paraissait pas troublée, elle était contente de retrouver notre amie. On est tous restés à discuter avec Anna, à savoir pourquoi elle était partie pendant tant de temps, qui me semblait une éternité, alors qu'elle était seulement partie 2 mois. Je ne me souvenais même plus de ce qu'on partagait avant, je ne voyais que ce qui s'était passé avec Sephy.
On s'échangeait quelques regards, je ne savais même pas si on devait se parler pour mettre les choses au clair, pour moi tout était dit, je supposais que pour elle aussi, Anna était de retour, il était impossible d'être autre chose que des amies. Je n'avais aucune idée de comment j'allais faire pour être son amie, plus je la regardais, plus j'avais envie de l'embrasser, plus j'avais envie d'elle, elle représentait tout ce que je voulais, on avait vécu 2 mois en étant si proches et maintenant tout allait s'arrêter, je m'étais projetée des tas de choses avec elle, j'avais espéré tant de choses.
J'étais déçue, je n'avais plus envie de rester là au milieu mentir. J'ai pris mon sac et je suis partie, Sephy a voulu me retenir, Anna a posé des questions, j'ai dit que je devais partir. Sephy m'a suivie, je me suis retournée une fois dans les couloirs en lui balancant :
Quoi qu'est ce que tu veux ?!
Pars pas ! Ca sert à rien !
A quoi ça sert que je restes ?!
On est toujours l'une près de l'autre !
Non ne dis surtout pas ça !
Tu veux que je dises quoi alors … ?
Rien, ne dis rien... Je m'en vais, et tu me retiendras pas.
Elle n'a rien répondu, elle poussé un soupir, et puis elle est retournée avec Anna et les autres. Je savais qu'elle n'insisterais pas bien longtemps, elle avait mieux à faire.
Je suis partie, j'ai mis mes écouteurs, je ne pensais plus à rien, je voulais m'échapper de ce monde. Ce monde que je haissais à présent, ce monde qui me faisait tant de peine. Je me suis rendue compte que j'étais aveugle depuis ce jour dans le gymnase. Aveugle. Il n'y avait pas d'autres mots. Je ne voyais que ce que je voulais voir, je ne croyais que ce que je voulais croire, j'étais bien plus naïve que je le pensais. J'étais tombée amoureuse d'une fille, amoureuse d'elle. Et tout ce que je faisais envers elle, chaque regard que je lui lançais, chaque sourire que je lui adressais, c'était par amour. Je voulais qu'elle aussi soit amoureuse de moi, qu'elle oublie le reste du monde juste un instant pour être capable de m'aimer, capable de m'embrasser à nouveau. Je ne voyais pas à présent comment je pourrais être à ses côtés en tant qu'amie. Comment être amie d'une personne que j'ai aimé ? Cette question était dans ma tête et je faisais qu'y penser. Ca me paraissait possible, mais tellement difficile. Rien ne me garantissais qu'on seraient vraiment amies, que ça marcherait.
Je suis rentrée chez moi, je me suis allongée sur mon lit, je voulais que ma tête se vide, je voulais que ce soit différent. Mais je tournais en rond, j'avais beau réfléchir sans cesse, ça ne m'apportait rien. Il était impossible que je n'ailles pas en cours le lendemain, ma mère me tuerait, il était impossible que j'évite Sephy une fois au lycée.
Je n'avais aucune idée de la manière dont il fallait que je me comporte en tant qu'amie avec elle, pourtant avant tout cela, on était amies. Mais ça me paraissait tellement loin. Je ne savais pas ce qui était permis ou non, je ne savais pas, je ne savais plus rien depuis le retour d'Anna.
Je n'ai pas pu fermer l'oeil de la nuit, je pensais, réfléchissais beaucoup trop, Sephy me le disait souvent. Lorsqu'il était l'heure que je me lèves, je me suis préparée, j'ai pris mes affaires, j'ai mangé un peu, et une vingtaine de minutes après, je suis partie.
Je suis arrivée devant la salle de cours, toute ma classe n'était pas encore là, Anna était un peu plus loin avec quelques une de ses amies de Terminale. Je ne voyais pas Sephy, alors je me suis appuyée contre le mur et j'ai patienté. Je ne savais même pas pourquoi j'étais là, j'appréhendais cette journée, je me disais qu'il y avait à peine un jour, j'étais la plus heureuse. Ca n'avait aucun sens.
J'ai tourné la tête quand j'ai entendu la voix de Sephy qui me disait « Ben t'es venue.. ».
Oui, je suis là. Ai je répondu
Elle m'a souri, amicalement.
C'est super, parce que sans toi, on s'ennuie !
J'ai souri à mon tout, je ne m'attendais pas à ce que ça se passe comme ça.
Ah bon ? Faut arranger ça !
Ouais... On sèche ?
J'avais envie de rire, elle avait dit ça presque sans réfléchir, elle souriait bêtement.
Non, on sera mieux en cours va.
Pff.. Quelle idée...
Je sais, je sais.
Et on est rentrées en cours, la journée commençait bien mieux que je l'avais prévu. Elle ne faisait pas la tête, du coup moi non plus, et en plus on rigolait ensemble, c'était génial.
Mais le cours était tellement ennuyeux que j'ai regretté de ne pas avoir séché. Sephy et moi étions à côté et on a commencer à bavarder.
Tu fais quoi cet été ? A t elle demandé
J'ai repensé à tout ce que j'avais pu prévoir avant avec elle. Je me suis desuite reprise et j'ai dit
Je pars un peu chez ma cousine, et toi ?
Je sais pas trop, je voulais partir à la plage une semaine mais j'ai personne pour y aller.
J'ai réfléchi, me demandait elle d'y aller avec elle ?
Mais tu pensais y aller avec qui .. ?
Ben je sais pas des amis. Tu veux pas venir ?
Ca me paraissait tellement ambiguë comme proposition, avec tout ce qui venait de se passer récemment, je ne savais pas si je voulais être avec elle une semaine, je ne savais pas si je pouvais faire ça, être son amie et passer du temps ensemble, seules.
Euh... Je... Je sais pas je vais voir.
Elle avait compris que j'avais pensé à un tas de choses avant de répondre.
Ok, ben tu me dis de toute façon j'y vais quand même si je suis seule.
Je lui ai souri, et je me suis desuite plongée dans mes pensées, une semaine avec elle, ce pouvait être superbe, comme ce pouvait être torturant en étant son amie, j'avais tout juste un mois pour y réfléchir.
J'étais contente que nous nous entendions bien, je ne pensais vraiment pas que les choses se passeraient comme ça. Je pensais beaucoup à mes sentiments, mais ça allait, j'étais restée son amie malgrè tout, je me disais que ça aurait pu être pire. J'étais pas superbement bien dans ma peau mais ça allait, je ne me sentais pas mal, un peu perdue je suppose.

Les dernières semaines de cours se sont déroulées comme ça, on était amies, on ne parlait jamais de ce qui s'était passé (encore une fois), on ne parlait pas vraiment de nous, je crois qu'on avait posé une certaine limite. Et ni l'une, ni l'autre ne la franchissait. Jamais on ne se rapprochait, jamais nous étions plus que de simples amies. Parfois je le vivais bien, mais parfois je commençais à la regarder et à me perdre dans mes pensées. Je la regardais, je la contemplais, et quand elle croisait mon regard, je crois qu'elle comprenais desuite à quoi je pensais, alors j'essayais de dire un truc complètement différent, parfois ca semblait idiot je crois. Mais on passait desuite à autre chose et c'était bien.
Je ne savais toujours pas si j'allais partir avec elle. Un jour j'étais décidée, et puis l'autre je revenais sur ce que j'avais choisi. Il ne restait plus qu'une semaine avant qu'on finisse les cours. Les choses se passaient bien. J'étais très éloignée d'Anna mais ça m'importait peu, je m'en voulais un peu, mais elle n'avait pas donné de nouvelles pendant plus d'un mois, et le fait d'envoyer juste un petit texto qui dit que tout va bien n'est pas quelque chose qui prends beaucoup de temps. Je lui en voulais, d'être partie, d'être revenue...
Le dernier jour de cours, j'ai passé la journée avec Sephy. On était entrain de vider nos casiers.
Tu viens alors ? Je pars demain.
Je sais pas...
Ca fait un mois que tu me dis ça. Ou alors un jour tu me dis que tu viens, et le lendemain tu m'annonces que tu sais pas vraiment.
Elle en avait marre, ça se voyait. Je baissais la tête, je ne savais plus quoi dire.
C'est quoi ton problème ?! A t elle lancé, violement
Elle m'as fait sursautée. Elle commençait à s'énerver.
Désolée...
Dis pas ça ! T'es toujours désolée !
Je ne voulais pas relever la tête. J'imaginais son regard, plein de mépris. J'avais arrêté de prendre mes affaires. Je ne disais plus rien.
Mais parle !
Pour dire quoi ?! Que je ne sais pas ?! Que je n'ai aucune idée de ce que je ressens encore pour toi après un mois ?!
Je m'étais relevée, et j'avais dit ça en la regardant, un peu trop, comme toujours. Elle avait changé d'expression. Elle était mal.
Désolée... Je... voulais pas te vexer... T'y es pour rien
Arrêtes d'être désolée, assume !
Oui.
Waaaaah, y'a du progrès !
On ne s'était pas disputé depuis un mois, et là tout avait explosé, en quelques mots.
Bon, on se calme. A t elle dit. Mon offre pour la plage tient toujours, je pars demain matin à 7 heures de chez moi, tu sais où c'est, donc voilà, si tu veux venir tu viens, je te laisse choisir.
Okai
Elle avait retrouvé tout son calme. Elle m'avait dit tout ça d'un trait, comme si elle l'avait préparé et dicté parfaitement.
Je dois y aller, mon père m'attends. On se voit Lun... On se voit quand tu veux.
D'accord.
Je l'ai regardé s'en aller. Une nouvelle fois. Et je ne savais même pas si je devais la retenir, je ne savais même pas si ça servirai à quelque chose. Je mourrais d'envie de la rattraper et d'être près d'elle, juste une minute... Mais j'ai rien dit, je l'ai laissée partir.
J'ai terminé de prendre mes affaires, et j'ai retrouvé une photo d'Anna, Sephy et moi au fond de mon casier. On l'avait faites avant de partir en vacances en Automne... Ca me paraissait tellement loin. J'ai pris la photo et je l'ai glissée dans mon sac, je ne voulais pas la jeter, j'y tenais quand même parce que c'était bien quand on était toutes les 3 et que ça m'avait rendue heureuse, je me sentais bien. On était tout le temps entrain de discuter de tout et de rien et ça me manquait parfois.
J'ai fermé mon casier et j'ai commencé à partir, en arrivant vers le hall du lycée, j'ai vu Anna entrain de discuter avec ses Terminales, je suis passée, et elle m'a fait un signe de la main avec un sourire, je lui ai rendu.
Je suis rentrée à pied, je pensais encore à Sephy, et je me suis demandait ce qu'elle faisait, si elle pensait à moi. Je ne savais toujours pas si je partais avec elle, mais j'en avais envie.
Quand je suis arrivée chez moi il y avait la voiture de ma mère, ça m'a surpris parce qu'elle ne rentrait jamais à cette heure ci.
J'ai ouvert la porte et je suis rentrée, elle était assise sur une chaise elle pensait.
Maman ?? Ca va pas ?
Si...
C'était tellement bizarre. Je l'ai interrogé :
Qu'est ce que t'as ?
On va peut être se séparer.
Avec Eric ? Mais pourquoi ?
Ben oui avec Eric ! Mais toi t'es tellement présente que ça t'alarme pas trop hein ! Parce que ça ne se passe pas si bien que ça...
Ok je vois...
Laisse moi.
Je suis partie dans ma chambre, j'étais une peu choquée, car j'avais l'impression que ma mère m'en voulait, et je savais pas vraiment pourquoi. Elle avait été froide avec moi.
J'ai ouvert la fenetre car il faisait chaud, j'ai fermé la porte, et je me suis allongée sur mon lit. Je ne savais pas trop quoi penser, ma mère me faisait de la peine, et j'étais impuissante parce qu'elle ne trouvait aucun réconfort à me voir. J'étais fatiguée de tout ça, et, sans que je m'en rende compte, je me suis endormie.
J'entendais la voix de quelqu'un, mais je l'entendais très peu, je me suis réveillée parce qu'il me semblait que c'était la voix de Sephy, mais j'hallucinais j'étais dans ma chambre, elle ne pouvait pas être la. Mais je l'ai de nouveau entendue appeler mon prénom, j'ai tourné la tête vers ma fenêtre, et elle était là, entrain de m'appeler.
Qu'est ce que tu fais là ?!
Et toi ? C'est une heure pour dormir ? A t elle lancé en se moquant
Ca se fait à toute heure... Tu veux entrer ?
A ton avis ?!
J'ai pas posé de questions, je l'ai aidé à passer par la fenêtre en lui tendant ma main, j'étais contente de la voir. Elle s'est appuyée sur moi pour se relever et on s'est retrouvées face à face, à quelques centimètres...
Tu sais qu'il y a des portes pour entrer dans les maisons ?
Tu sais qu'il y a ta mère qui est là ?
Oui... Pourquoi t'es là ?
Elle m'a regardée dans les yeux, comme elle ne l'avais pas fait depuis si longtemps... Elle a murmuré 
A ton avis ...?
Je la fixais, je regardais son visages, ses yeux, ses lèvres... J'avais envie de l'embrasser. Tout ce que j'essayais de fuir depuis un mois était là devant moi.
Je... je sais pas moi... Je sais pas si je viens demain, en plus ma mère est pas très bien...
Tais toi...
Elle s'est approchée et m'a embrassée, la douleur dans ma poitrine est montée, je lui ai rendu son baiser, j'ai pris sa tête entre mes mains, elle m'a regardée et m'a chuchoté
Plusplus...
Je t'aime.
Je l'ai embrassée à nouveau, j'ai mis mes mains autour de sa taille, mon cœur ne battait que pour elle, j'aimais l'embrasser, ressentir son souffle sur ma peau. J'ai passé ma main dans son dos et je l'ai laissée là, près d'elle. Elle se laissait aller et j'en profitais. Je savais pas ce que tout ça signifiait...
Mais j'ai laissé faire, je ne voulais surtout pas gâcher ça. Quelques minutes ont passé et elle s'est arrêtée pour me dire qu'elle devait partir. Je lui ai répondu que je comprenais, je l'ai embrassée une dernière fois avant qu'elle parte et je me suis pincée pour voir si je ne rêvais pas. J'étais de nouveau portée sur un nuage. Mais Sephy ne m'avait donnée aucune explication, je comprenais pas vraiment.
A présent par contre j'étais sûre de partir avec elle dans 3 jours, j'ai pris un sac dans mon placard et j'y ai mis toutes les affaires dont j'avais besoin, encore une fois, je ne pensais plus qu'à Sephy, j'oubliais le reste du monde.
J'ai regardé l'heure il était minuit et je n'avais aucune envie de dormir. Je n'avais toujours pas dit à Sephy si je venais, mais je pense qu'elle se doutait que je viendrais maintenant. Je suis allée voir ma mère qui était encore réveillée pour lui demander de m'amener chez Sephy le lendemain matin, elle l'a un peu mal pris mais a fini par dire oui. Je suis retournée dans ma chambre pour essayer de trouver le sommeil. J'avais hâte d'être au lendemain, et je me suis remise dans mon lit, pensant à ce qu'il venait de se passer.
Ma mère est venue me réveiller, je l'ai regardée, elle avait la tête de quelqu'un qui avait passé une nuit blanche, je lui demandais si ça allait mais elle répondait toujours oui. Je ne savais pas quoi faire. J'avais presque envie de rester...
On est montées dans la voiture, nous étions à l'heure mais j'avais peur parce qu'elle était vraiment mal. Je ne savais pas si elle pouvait conduire.
Sinon je demande que Sephy vienne me chercher !
Non mais c'est bon je peux conduire !
C'était la phrase parfaite de la personne qui avait bu toute la nuit... Elle a démarré et a reculé un peu trop vite. Je l'avais déjà vu conduire saoule et Sephy n'habitait pas très loin mais bon, c'était pas une raison. Elle s'est engagée sur la route et ça avait l'air d'aller, ça m'a rassuré un peu. On est arrivées à un feu et elle s'est arretée car c'était rouge.
Alors vous allez faire quoi là bas ? A t elle dit
Euh... je sais pas encore, aller à la plage je supposes
Mais elle se fichait de la réponse, elle me fixait, je ne savais plus où me mettre, on était tellement éloignées depuis quelques temps. Le feu était un peu long et il n'y avait personne, elle a décidé de passer...
NON ! Ai je dit.
J'ai entendu un énorme bruit et puis plus rien... J'étais dans le noir... Et soudain j'ai vu ma mère venir se frapper contre le parbrise... Et puis plus rien... J'ai hurlé car ce j'avais vu me terrorisais... J'entendais plus rien... Je ne voyais plus rien... J'ai senti un énorme choc sur mon épaule... Je voulais arrêter tout ça... Je crois que la voiture faisait des tonneaux... Je ne savais pas... J'avais de plus en plus de mal à me concentrer... Jusqu'à que je ne sentes plus rien... Jusqu'à ce que tout s'arrete...
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Re: Une nouvelle que j'ai écrite

Messagepar southside1984 » 14 Mars 2012, 08:10

wow très bonne histoire!!! est-ce qu'il va y avoir une suite?
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Re: Une nouvelle que j'ai écrite

Messagepar Veronique_onair » 15 Mai 2012, 22:18

Excellente nouvelle Peyton, vraiment...Je suis troublée, j'ai adorée te lire!!! Continue tu le fais très bien!!!
Sois unique. Sois toi-même. Sois vrai et ce, simplement parce que la vie est trop courte pour une personne que tu n'es pas;)
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Re: Une nouvelle que j'ai écrite

Messagepar peyton202 » 19 Décembre 2012, 13:13

merci :)
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Re: Une nouvelle que j'ai écrite

Messagepar DeadlyDead » 08 Janvier 2013, 00:16

Je suis bouche bée! Magnifique histoire! :)
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